10 aout 1792

Carle, Tyler et Hus reprennent du service

Du carnisme au cannibalisme, ou la dangereuse orientation du mot viande.

Oui, ce titre est digne d’un canard qui cherche à se vendre, mais il s’avère que moi, je vis comme un compagnon de Jésus et personne n’a à verser un centime pour le lire. Aussi, je suis dans mon bon droit.

Au-delà du procédé accrocheur, se cache tout de même un fond de vérité, la programmation culturelle a lentement inséré dans les cervelles, que manger, manger décemment, c’était nécessairement avoir de la viande à table.
De même que l’industrie agroalimentaire a implémenté l’idée du trois voire quatre repas par jour, ou encore qu’il était important de consommer des produits laitiers pour les os. Et j’en passe en fumisteries fonder avant tout par des cabinets de com et une poignée de « scientifiques », débauchés par les forces du marché « libre ».

Penchons-nous sur un point historique révélateur. Avez-vous déjà entendu parler de l’ouvrage : « Le viander » ? Il s’agit probablement d’un des premiers livres de recettes. Il fut rédigé au XIVe siècle, par Guillaume Tirel, surnommé Taillevent, cuisinier d’un des monarques les plus notables de l’histoire de France, Charles V.
Aujourd’hui, le titre de ce livre pourrait faire penser qu’il y est grandement question d’alimentation carnée. Mais l’étymologie nous rappel que le mot viande vient du latin « vivenda » et désigne l’aliment, tous les aliments, pas simplement la viande au sens usité de nos jours.

Et c’est malheureusement ce glissement sémantique qui va s’imposer, on va faire de la viande, la colonne vertébrale d’un repas. Nombre de personnes, aujourd’hui, vont se plaindre, lorsqu’il n’y a pas d’animal mort à table, comme si cela allait de soi et que sans cela, il allait finir par mourir de faim.

Ce principe poussé à l’extrême entraîne les personnes ayant faim à d’abord considérer l’importance de trouver des aliments carnés. Cela est souvent tourné en dérision dans certains films et dessins animés où dès les premières heures d’isolement, certains membres du groupe évoquent le cannibalisme.

Mais, de manière beaucoup moins amusante, il faut se demander si diverses famines, comme celles qui ont eu lieu durant les sièges de Paris ( guerre contre la Prusse, 1870) et de Leningrad (invasion du Reich, Saint-Pétersbourg, 1941-1944), aurait pu ne pas dégénérer vers le cannibalisme, si le modèle de croyance et de consommation alimentaire, n’avait pas fait de la viande animale l’alpha de la nutrition. Des civilisations qui auraient mis l’accent sur l’alimentation végétale, fongique et pourquoi pas entomophage aurait peut-être épargné à l’histoire ces événements sordides…

Tout cela pour soulever deux points :

1) Lorsque l’on fait d’une partie le tout, on engendre tout un système de pensée qui comprime l’action et la possibilité de manger de la chair, devient l’impérieuse nécessité de manger de la chair
2) Les Allemands s’attellent régulièrement à créer l’infamie en France et en Russie.

3) On peut à la fois réfléchir sérieusement et être plus léger dans le même article.

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Cette entrée a été publiée le 7 janvier 2016 par dans Culture, et est taguée , , , , .
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