10 aout 1792

Carle, Tyler et Hus reprennent du service

La Rupture française. 1er Partie

La seconde guerre mondiale marque une rupture consommée avec « la France championne européenne et mondiale ». Certes, le pays n’était plus la puissance démographique qu’elle fut pendant le Moyen-Age et jusqu’à la fin des turpitudes napoléoniennes, mais jusqu’à « l’étrange défaite » pour reprendre le titre de Marc Bloch, la France jouissait d’une aura de superpuissance militaire continentale, à même de tenir en respect tous les Reich.

Depuis la défaite, même si la résistance (C.N.R) et De Gaulle ont tenté de restaurer l’honneur bafoué et la grandeur de la France, ce pays souffre toujours d’une image de faiblesse. Jeté un œil aux forums internationaux parlant de la seconde guerre, prêter attention aux différentes blagues dans le monde anglo-saxon en particulier, « les français sont des lâches », « ils fuient face au danger » etc. etc. Et dans le même temps, les nazis ont fait la « promo » de l’Allemagne, car qu’on ne se le cache pas, dans le monde l’idée du « savoir-faire allemand » est intimement liée au IIIe Reich. Dans la croyance populaire, les nazis étaient des surhommes, avec du « sacré bon matériel » tel que les chars Tigre et Panthère, seules des « hordes de sauvages » soviétique et des coalisés occidentaux pouvaient venir à bout de ces surhommes…

Bien sur, tout cela est idiot, le matériel allemand était au début du conflit souvent inférieur au matériel français, britannique et soviétique et en fin de guerre les fameux bijoux technologiques souffraient d’un besoin de maintenance permanent, du coup très peu de ces bijoux étaient produits et arrivaient en état de combat sur le champ de bataille. Rappelons que les allemands  étaient à bout après Dunkerque et une véritable volonté de se battre aurait pu mettre en déroute les allemands, en confèrent les rapports de Guderian:

Il faut souligner que les forces allemandes ont subi des pertes journalières supérieures à celles observées dans l’opération Barbarossa et qu’elles étaient dans une situation périlleuse sur le plan logistique lors de l’Armistice.

Un rapport de Guderian transmis à l’OKH début octobre 1940 indique que les forces allemandes engagées en France avaient besoin de 4 à 6 semaines d’arrêt avant de reprendre l’avancée vers le sud.

* État du carburant : 15 % des besoins.

* État des munitions : 17 % des besoins.

* État des transport par camions : 25 % à 30 % du nombre requis.

Dans ces conditions, plusieurs historiens estiment que l’on aurait pu ralentir l’avance allemande suffisamment longtemps pour que les forces françaises puissent se replier en Afrique du Nord.

Sources wikipedia

Mais alors pourquoi Laval et Pétain ont-t-ils tant insistés pour faire la paix? Pour les « élites » politique et économique se sont empressés de dérouler le tapis rouge à l’envahisseur?

 

 

 

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Cette entrée a été publiée le 19 novembre 2014 par dans Histoire, et est taguée , , , .
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